Archive for the ‘Auto/Moto’ Category

Peter Mullin à Rétromobile

Une Bugatti restée 73 ans sous 50m d’eau…

« Pour moi, les voitures françaises des années 1920 et 1930 symbolisent l’archétype de l’art et du design du XXe siècle »… Cette phrase du riche collectionneur californien Peter Mullin, résume la collection qu’il a construite pendant plus de 30 ans. Sa passion pour les automobiles françaises est regroupé au sein du Mullin Automotive Museum, à Oxnard, depuis 2010, près de Los Angeles.

Hispano-Suiza, Delahaye, Delage ou Bugatti font la joie du propriétaire qui sillonne les routes californiennes à leurs volants !

Pour la première fois en Europe, 10 voitures exceptionnelles de sa collection seront exposées jusqu’au 5 février au sein du salon Rétromobile à Paris. Voici un petit aperçu en vidéo de ce fabuleux musée…


Musée Automobile Mullin par Salon_RETROMOBILE

Jensen FF meets Ferrari FF!

Une balade dans les alpes suisses, entre Zurich et Saint-Moritz, digne d’un vieux James Bond ou du sublime An Italian Job. Pour ce faire, deux voitures avec chacune quatre roues motrices, une Jensen des années 60 motorisée en V8 par Aston et le dernier joyau de Ferrari, la FF, esprit shooting brake transalpin, au V12 avant.

Au volant, Steve Wakefield de Classic Driver, nous donne ses impressions à chaud.

Aucune comparaison possible entre les deux voitures, juste le plaisir de conduire dans un paysage de rêve deux voitures sublimes, hors du temps, entre étendues enneigées et routes en lacets…

Enjoy!

 

 

More Audi Endurance Experience

Audi, Sparco, TAG Heuer

L’oreillette pour le télé-TONE

L’armure pour le combat

Briefing et échauffements

 

Inside A1

 

Franck is watching you…

Enjoy the track!

Hans system ou « Support de la tête et du cou »

 

En piste Mr Ludovic !

 

Blenheim regard…

Customized A1

Mon casque S‘il Te Plait !

 

Pour l’année prochaine ??!


Devenez pilote Audi pour 595 euros TTC !

Le week-end du 15-16 octobre se tenait au Castellet sur le circuit Paul Ricard HTTT, la finale des Audi Endurance Experience sur 24 heures ! Une formidable aventure initiée par Audi France et Oreca pour les clients de la marque aux quatre anneaux, passionnés de sport automobile.

MyVision a eu le privilège de participer à chacune des 3 courses permettant la qualification à la finale de 24 heures avec notamment Le Tone du magazine Intersection et Yan du site Blenheim Gang.

Le Mans, Le Paul Ricard et Magny-Cours, 3 superbes circuits qui ont vu rouler la fine fleur du sport automobile, nous ont accueilli pour des courses d’endurance de 3 heures chacune. Un challenge unique à bord d’Audi A1 1.4 TFSI de 185 ch, très joueuse, avec une maintenance technique complète. Chaque pilote recevant un équipement complet, une licence et les services d’un instructeur pour la stratégie de course.

Audi Endurance Experience – 1ère manche – Le Mans

Il est très difficile pour moi de résumer en quelques lignes les émotions et l’excitation de se retrouver dans la peau d’un pilote d’endurance sur de vrais circuits… Pour ses 3 sessions je retiendrais :

1/ Le départ douloureux à 4.30 du matin pour Le Mans en A7 Sportback avec Le Tone et Yan ! Les rencontres matinales forgent l’amitié et la volonté sur la piste !

2/ La sortie des stands du circuit Bugatti du Mans face au pneu Dunlop te replonge immédiatement dans la peau du pilote Michael Delaney alias Steve McQueen dans le film Le Mans ! Grandiose.

3/ Quand, pendant les essais, ton instructeur passager te prends le volant dans une courbe à 130 km/h parce que tu ne sers pas assez la corde, au tour suivant tu y penses !

4/ Qu’un départ lancé de 22 voitures qui arrivent à 180 km/h au freinage d’un virage suivi d’un esse, c’est physique… Surtout lorsque tu es au milieu du peloton !

5/ Que les gars du sud sont vraiment chaud sur la piste du Paul Ricard ! Et la fameuse courbe de Signes me rappelait Senna au volant de sa Lotus JPS qu’il rentrait à fond de 6.

6/ Que la descente à Magny-Cours avant le freinage du Lycée ça fait mal aux freins !

7/ Une combinaison ignifugée, une cagoule, un casque, le fameux hans (anti coup du lapin), une paire de gants, des bottines, ça le fait ! Mais assis dans un siège baquet avec harnais 6 points, sans clim (bien sûr !) avec une température extérieure de 32 degrés et bien tu as chaud ! Très chaud !

8/ Au plus tu roules, au plus tu as envie de rouler et ne jamais t’arrêter, le tracé du circuit se déroulant devant tes yeux, ton être faisant corps avec la voiture…

9/ Que j’aurais adoré participer aux 24 heures sur le circuit du Castellet… Snif ! (voir les photos de mon ami Brian)

10/ Que lorsque j’ai repris mon scooter et que je me suis retrouvé au feu rouge à côté d’une Audi A1, j’ai regardé son conducteur et je lui ai dit : « vous n’imaginez pas la voiture que vous avez ! »

Finalement, 595 euros (prix de l’inscription pour une manche) pour participer à une véritable course d’endurance parfaitement encadrée par des professionnels ce n’est pas cher. Le prix que vous payerez au minimum pour un gros excès de vitesse sur autoroute. Ou pour un cadeau type Smart Box  proposant quelques tours au volant d’une voiture de sport que vous n’aurez même pas le temps de découvrir car le moniteur vous dira de rentrer au stand…

Andrée, Franck, Luc et Richard, je ne vous remercierai jamais assez d’avoir réalisé mon rêve de gosse !

Tone, Yan et moi sommes prêts pour l’année prochaine bien sûr ! Le grand Chelem nous attend !

 

 

Dis papa, c’est quand que je pourrais conduire une Audi ?

Et bien mon chéri quand tu seras grand !

Ou alors, il faut casser sa tirelire et investir dans l’Audi Auto Union Type C à pédales pour la somme de 9 999 euros. 999 modèles sont disponibles sur commande en concession.

Loin d’être un simple jouet, cette voiture se pare d’aluminium pour la structure et la calandre, de cuir véritable pour les sièges, d’une boîte 7 vitesses, d’un système de frein hydraulique. Même la colonne de direction peut être déplacée pour faciliter l’installation à bord et la sortie du véhicule, comme sur l’original !

Audi a également créé un modèle électrique de cette Auto Union, inscrite dans sa gamme « e-tron ». Un concentré de technologie qui pour l’instant demeure à l’état de prototype. A suivre…

 

 

Un futur « Little Bastard » chez Porsche

Le sobriquet donné par James Dean à sa 550 Spyder résonne à nouveau chez Porsche qui souhaiterait ressusciter le modèle mythique. Le 551 Spyder, serait son nom, se situerait entre les modèles 911 et 918. Je ne pense pas que les ingénieurs de Stuttgart garderont la motorisation de l’époque, soit 1,5 L, 4 cylindres pour 110 cv !

Pour se replonger visuellement sur cette fantastique voiture dépouillée de tout artifice, refaisons un petit parcours design autour de la 550 Spyder de Ralph Lauren et imaginons sa version future…

Crédit photo : © Jacques Gavard

 

Interview de monsieur Ralph Lauren !

Mark Reinwald est l’heureux homme qui a le privilège de manager le garage de monsieur Ralph Lauren aux États-Unis… Un dur métier ! Présent lors de cette matinée de shooting, nous n’avons pu malheureusement l’interviewer.

Mark Reinwald© Photo : Jacques Gavard

En guise de consolation voici les propos recueillis par Rodolphe Rapetti, commissaire de l’exposition, auprès de Ralph Lauren. Interview sortie du catalogue « L’Art de l’Automobile. Chefs-d’œuvre de la collection Ralph Lauren », éditions Les Arts Décoratifs, Paris, 2011. Rien de mieux que le propriétaire pour nous parler de ces jouets !

© Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : on dit habituellement que la passion du collectionneur trouve son origine dans l’enfance. Quel est votre plus ancien souvenir lié à l’automobile ?

Ralph Lauren : mon canapé ! Je me souviens que, vers l’âge de 4 ans, je m’asseyais sur le rebord du canapé du salon comme s’il s’agissait d’une voiture. J’avais dans les mains quelque chose qui me servait de volant, et mon canapé m’emmenait où je voulais. Un autre souvenir lointain : un dimanche matin, en regardant par la fenêtre de notre maison dans le Bronx, j’ai aperçu une merveille de petit camion de pompier rouge à pédales. Il appartenait à des amis, des frères jumeaux qui vivaient en face. Ils s’installaient à l’intérieur et je me disais : « Oh ! j’adore ce camion. » Depuis lors, je rêvais d’avoir un modèle réduit de ce genre, mais n’en ai jamais eu. Nous n’en avions pas les moyens, c’est donc resté un rêve. Plus tard, lorsqu’à mon tour j’ai eu des enfants, je leur ai offert des voitures. Je me souviens, par exemple, de leur en avoir rapporté une d’Italie – une voiture Mickey en plastique bicolore. J’ai toujours aimé les volants et les automobiles, et je pense avoir transmis ce virus à mes enfants dès leur plus jeune âge.

Rodolphe Rapetti : pouvez-vous parler de votre première voiture ?

Ralph Lauren : la première que j’ai possédée était une Morgan 4-4 modèle 1961 blanc cassé, avec des sièges en cuir rouge. Je devais avoir 23 ans. C’était la plus belle voiture que j’avais jamais vue. Avec une sangle sur la capote, sa conception générale était tout à fait dans l’esprit des années 1930, ce qui lui donnait un aspect très viril, utilitaire, comme une Jeep très séduisante. Elle avait un moteur Ford. Je l’ai achetée d’occasion chez un concessionnaire de New York, elle devait avoir environ cinq ans. Je me souviens que c’était en novembre et que j’ai traversé la ville capote baissée pour rentrer chez moi. Les vrais propriétaires de Morgan ne conduisent pas la capote relevée ! En roulant sur la West Side Highway, je me suis dit : « C’est fabuleux ! » C’était comme dans un rêve. J’ai fait la cour à ma femme Ricky au volant de cette voiture. Elle nous a servi pour l’une de nos premières sorties en amoureux. C’est un souvenir qui m’a marqué. J’ai dû la vendre après notre mariage. Il a fallu que je choisisse entre ma voiture et ma femme, parce que nous voulions un appartement et que je ne pouvais pas acheter un garage dans Manhattan. En outre, en cas de problème mécanique je n’aurais pas pu la faire réparer. Je l’ai donc vendue à un ami qui habitait dans le Massachusetts. Je me souviens de mon dernier voyage à son bord dans ces paysages magnifiques et de l’instant précis où je la lui ai laissée – retourner en bus à New York m’a pris trois heures. Je pense que j’ai abandonné cette Morgan un peu trop tôt. Je n’étais pas prêt. C’est pourquoi la première voiture que j’ai achetée ensuite, lorsque j’ai pu me la payer, était à nouveau une Morgan, un modèle 1966 à quatre places. Quand j’ai commencé à dessiner des cravates, à une époque où la plupart des commerciaux portaient un chapeau et un costume noirs, je la conduisais dans les environs de New York avec les cravates entassées à l’arrière, rendant visite à mes clients, habillé d’une veste en tweed avec une pièce en daim aux coudes. Les gens étaient un peu étonnés, mais ils aimaient l’image que je véhiculais… et mes cravates. J’ai toujours conservé ma Morgan 1966.

 

Rodolphe Rapetti : quand et comment avez-vous commencé à collectionner ? Quelles étaient vos motivations de départ ? Sont-elles identiques aujourd’hui ?

Ralph Lauren : je ne me considère pas comme un collectionneur d’automobiles. Dans mon esprit, elles sont comme une part de moi-même. C’est un amusement, comme des jouets ; lorsque vous commencez à en essayer plusieurs et que vous pouvez vous les offrir, vous les regardez et vous rêvez de les acquérir. Chacune suscite une sensation différente. Peu importe que ce soit une Bugatti ou une Morgan 1961. Ma collection reflète cette diversité. Je n’ai jamais cherché à acheter des automobiles pour épater les gens ; je me vois plutôt les conduisant, vivant avec elles et les utilisant comme si elles faisaient partie de moi. Je ne les considère pas comme des objets merveilleux que je posséderais et que les autres viendraient admirer. Je les conduis et m’en sers pour me promener avec mes enfants. En fin de compte, je leur fais retrouver leur véritable nature.

 

Rodolphe Rapetti : les voitures de votre collection sont toutes en parfait état de marche. Quel est le plus grand plaisir : conduire une voiture ou la regarder ?

Ralph Lauren : ni l’un ni l’autre. On ne peut pas séparer les deux choses. C’est une seule et même expérience – l’odeur, la conduite, le ronronnement du moteur, la sensation du levier de vitesse sous la main. Chaque automobile est particulière et procure une sensation particulière. Une voiture que j’aime conduire à 10 h du matin peut ne pas me procurer le même plaisir à 17 h. Les automobiles ont des humeurs qui changent selon le temps qu’il fait, ou selon celle du conducteur. C’est une manière de vivre.

 

Rodolphe Rapetti : certaines voitures de votre collection remontent à une époque où l’automobile relevait encore de l’artisanat, du moins en ce qui concerne les véhicules de prestige. Vous êtes d’évidence sensible à cet aspect. Y trouvez-vous des points de ressemblance avec votre activité dans le domaine de la mode ?

Ralph Lauren : très certainement. Pour moi, les automobiles sont de véritables œuvres d’art. Dans ma collection, certaines des plus anciennes ont réellement été faites à la main. Les finitions et le travail du métal étaient réalisés par des artisans. J’ai toujours aimé ces machines créées par des personnes qui mettent à profit leur passion pour la fabrication afin de donner naissance à de belles formes ou à des sons qui procurent du plaisir. Ettore Bugatti était un artiste de ce genre. Ses voitures étaient les créations d’une équipe d’artisans. J’adore ce côté artisanal, on a l’impression d’entretenir une relation personnelle avec le fabricant. Aujourd’hui, la création automobile est beaucoup plus sophistiquée, mais celles que j’aime, collectionne et conduis sont toujours particulières, possédant une identité artistique qui leur est propre. Le travail à la main est capital dans mon activité de créateur. Beaucoup de nos produits, comme les sacs à main ou les montres, sont fabriqués manuellement par des artisans un peu partout dans le monde. Ces objets sont très attirants parce qu’ils ont une intemporalité qui transforme leurs possesseurs en collectionneurs. Posséder aujourd’hui quelque chose fait à la main, de façon  artisanale, relève du principe de désir.

Bugatti 59 Grand-Prix, 1938 – © Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : vous avez dit à plusieurs reprises que vos voitures représentaient pour vous une source d’inspiration dans la création de vêtements, d’objets ou d’accessoires. Pourriez-vous expliquer en quoi ?

Ralph Lauren : ma vie quotidienne, mon travail, les choses que j’aime et les gens que je rencontre sont pour moi une source continue d’inspiration. Je suis constamment à la recherche d’idées pouvant développer ma vision créative. Les automobiles ont toujours été un élément enrichissant dans ce processus. Quand je contemple une voiture, j’aime ses prises d’air très stylisées, une rangée de rivets en acier, un enjoliveur ou un bouchon de réservoir, un volant parfaitement travaillé, des garnitures d’un cuir onctueux, un tableau de bord en ronce de bois soigneusement poli ou la beauté d’une sangle en cuir sur la capote. Je m’empare de ces détails et les utilise pour créer aussi bien une montre qu’un fauteuil destiné à une femme en robe de soirée. Il y a quelques années, je me suis inspiré de la fibre de carbone de ma McLaren. J’ai été saisi par l’idée que ces cinquante-quatre couches de tissu carbone, que l’on ne trouvait autrefois que dans les jets les plus performants et les voitures de course, pourraient être utilisées pour un fauteuil à la fois incroyablement confortable et résistant. Nous avons conçu le fauteuil en fibre de carbone RL-CFI, le premier du genre, en 2003. Lorsque, l’an dernier, nous avons lancé la collection de montres Ralph Lauren, de nombreuses formes provenaient de dessins de nos archives. La plus novatrice est directement inspirée de ma Bugatti Atlantic. Je l’ai appelée The Dash parce que son cadran est une reprise du tableau de bord en ronce. Elle s’inscrit dans l’esprit des lignes pures de la voiture. Je serai heureux de la porter quand je conduirai l’Atlantic.

Bugatti 59 Grand-Prix, 1938 – © Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : comment la couleur d’une voiture peut-elle influencer la perception que l’on a de sa ligne ?

Ralph Lauren : la couleur définit réellement l’image et l’apparence d’une voiture. Le gris métallisé est ma couleur préférée parce qu’il a l’apparence de l’acier et représente bien la mécanique. J’adore le vert foncé de la Jaguar, le rouge de la Ferrari et, bien sûr, le noir. À travers l’histoire de l’automobile, certaines couleurs ont été associées à certains modèles – la teinte métallisée des Porsche, le rouge des Ferrari, une Alfa Romeo rouge. Cette relation entre les automobiles et les couleurs relève de la tradition de la compétition. Les couleurs ont une intégrité qu’un collectionneur doit respecter, notamment dans les opérations de restauration. Lorsque j’ai acheté la Bugatti Atlantic, fabriquée par Bugatti en 1938, une des plus fabuleuses voitures qui aient jamais existé, elle était bleu pâle avec des sièges beige clair. Il m’est très vite venu à l’esprit que la voiture devait être entièrement noire avec des sièges en cuir noir et un tableau de bord en ronce. J’ai pris la liberté de concrétiser cette idée. Elle a remporté tous les grands concours. J’ai pris le même genre de liberté avec d’autres voitures pour lesquelles j’ai choisi la teinte métallisée ou le cuir. Parce que ces automobiles m’appartiennent, je fais appel à mon sens du style et de la couleur pour m’exprimer. Cela me procure un grand plaisir.

Jaguard XKD, 1955 - © Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : la restauration des véhicules anciens est une opération délicate qui demande beaucoup d’études préalables sur les techniques contemporaines du modèle ainsi que sur l’historique de l’exemplaire concerné, puis un doigté particulier dans la réalisation afin d’éviter tout excès. Pourriez-vous évoquer les principes généraux appliqués à la restauration de vos voitures ? Avez-vous parfois des hésitations face à certaines questions particulièrement épineuses ? Quelle est la restauration qui vous a donné la plus grande satisfaction ? Quelle fut la plus difficile ? La plus subtile ?

Ralph Lauren : la chose la plus importante dans le domaine de la restauration est de faire appel à ceux qui sont vraiment compétents, les experts. Il y a des experts différents pour Ferrari et Mercedes, pour les Mercedes « Papillon » et pour les Bugatti. Il faut rechercher l’authenticité. Toutes mes voitures ont été restaurées, parce que j’ai toujours voulu éviter de tomber en panne sur la route. La restauration, pour moi, est surtout une question de qualité et de respect des détails d’origine. Je n’étais pas « restaurateur » jusqu’à ce que j’aie la chance de rencontrer Paul Russel, un historien de l’automobile et restaurateur de Boston, qui a ensuite travaillé avec moi pendant une vingtaine d’années. La restauration est un travail délicat. À mes yeux, il ne peut y avoir aucune tricherie dans l’opération. Nous avons, par exemple, restauré une Alfa Romeo 2,9 avec toutes les précautions possibles et dans ses moindres détails. La couleur d’origine, un rouge brillant, a été retrouvée sous cinq couches de peinture. Quand la voiture a été exposée, certains ont trouvé la couleur si rutilante que, selon eux, elle ne pouvait être la bonne. Personnellement, j’aurais préféré un rouge plus sombre qui l’aurait vieillie, mais j’ai respecté la décision du restaurateur et son choix de l’authenticité correspondant à l’histoire de cette automobile.

Rodolphe Rapetti : contrairement à d’autres, vous avez bâti votre collection autour d’un nombre limité de marques. Il y a sans doute là un choix délibéré. Qu’est-ce qui le motive ? Si l’on excepte Bugatti, les voitures françaises en sont absentes. Pourquoi ?

Ralph Lauren ; j’aime certaines voitures et j’ai toujours ressenti du respect pour l’homme ou l’entreprise qui les a créées. Ils étaient des leaders dans leur domaine. Il se peut cependant que je sois passé à côté de certaines grandes automobiles ; j’ai toujours fait confiance à mon œil pour choisir celles que je voulais vraiment. Je ne dis pas que chaque pièce de ma collection est la plus belle au monde, mais ce sont les automobiles qui me plaisent, celles que j’ai envie de conduire.

Rodolphe Rapetti : dans les années 1970, certains amateurs considéraient que la beauté des lignes automobiles des années 1920 et 1930 demeurait inégalée. Depuis, les voitures des années 1950 et 1960 ont acquis droit de cité auprès des collectionneurs, jusqu’à peut-être détrôner leurs aînées. Y a-t-il selon vous un « âge d’or » de l’automobile ?

Ralph Lauren : je pense qu’il y a eu plusieurs époques de l’automobile, et que chacune a eu sa forme de beauté. Mais pour moi, au-delà de la beauté, il y a l’excitation de les piloter. Ma préférence est allée vers des voitures plus contemporaines, probablement parce que j’ai grandi avec elles, par opposition à celles qui m’ont précédé. À l’exception des Bugatti, qui sont totalement intemporelles. J’apprécie tout particulièrement les automobiles qui ne sont pas de véritables pièces d’antiquité qu’il est impossible de démarrer sans avoir recours à toutes sortes de dispositifs complexes. J’aime me mettre au volant, tourner la clé de contact et partir. J’adore l’aspect extérieur d’une automobile tout autant que l’impression que l’on ressent en la conduisant.

Bugatti 57 S(C) Atlantic, 1938 - © Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : quelle est votre voiture favorite ?

Ralph Lauren : Je n’ai pas de voiture favorite. Elles sont comme mes enfants. Chaque automobile de ma collection est ma préférée. Chacune a quelque chose d’unique. Ça peut être sa ligne, son volant, ses roues à rayons ou la manière dont elle se conduit. Chaque modèle a son propre caractère qui, à un moment précis de ma vie, m’a attiré. Certains par leur vitesse et leur technologie, d’autres par leur romantisme ou leur charme, d’autres encore parce qu’ils étaient étonnamment fonctionnels. Chacune de mes automobiles a une personnalité bien à elle. C’est ce qui me les rend très chères, et c’est pourquoi je n’ai jamais aimé m’en séparer. Elles font partie de ma vie.

 

Rodolphe Rapetti : que pensez-vous du design automobile d’aujourd’hui ?

Ralph Lauren : les voitures, comme beaucoup de choses, obéissent à la mode. Leur style est en vogue à un moment et ensuite ne l’est plus, si bien que les fabricants cherchent à développer toujours de nouveaux modèles. Aujourd’hui, grâce à un niveau de technologie jamais atteint, les automobiles ont des formes et des silhouettes extrêmement variées, ce qui laisse au conducteur de multiples possibilités. Bien que je trouve le design automobile actuel le plus souvent ennuyeux, il y a de merveilleuses exceptions. Les voitures qui, pour moi, se distinguent aujourd’hui sont celles qui ont un design grandiose, un esprit à la fois contemporain et intemporel, une allure incroyable et une technologie de pointe. Les voitures formant une part importante de notre culture, la femme ou l’homme qui en conduit une la voit comme une extension de lui-même. L’automobile est un prolongement de notre goût en général, et je pense que les fabricants l’ont compris. Ils cherchent à proposer des voitures qui expriment l’individualité de leur conducteur.

 

Rodolphe Rapetti : peut-on considérer une automobile comme une œuvre d’art ?

Ralph Lauren : je crois que les automobiles, notamment celles qui ont fait l’objet d’une production limitée, peuvent être considérées comme de véritables œuvres d’art. Bien que j’apprécie les collections de peintures, je crois que la véritable beauté d’une automobile rare et merveilleusement dessinée réside dans le fait de pouvoir l’utiliser ; on peut admirer ses qualités esthétiques, comme celles d’une peinture, mais on peut aussi monter dedans et la conduire. J’aime beaucoup l’idée qu’une automobile est une œuvre d’art parce que, pour moi, une automobile est une fête. Une fête des yeux, une fête de la technologie et de la mécanique, une fête dans les moindres détails. À mes yeux, l’automobile est un genre d’art spécial : un art en mouvement.

Ferrari 250 GTO,  1962 – © Photo : Jacques Gavard

Rodolphe Rapetti : aimeriez-vous créer une voiture ?

Ralph Lauren : dessiner une automobile et dessiner une collection de mode requièrent un certain métier et une vision, ce sont deux choses totalement différentes. Je sais ce que j’aime dans une voiture, mais je ne me considérerai jamais comme un designer automobile. Choisir la couleur d’une voiture n’est pas la dessiner. J’ai un immense respect pour ceux qui le font. Ils mènent leur carrière comme je mène la mienne. Quand j’étais jeune, je pouvais regarder une Bentley ou une Mercedes et dire : « Oh, cette voiture est si belle ! Regarde les cuirs intérieurs, le tableau de bord en ronce. » Puis passait une Porsche tout à fait austère et minimaliste. Si vous m’aviez demandé laquelle était la plus belle, j’aurais eu des arguments en faveur de chacune. Je ne pense pas que j’aurais jamais pu concevoir la Porsche ou la Bentley. Mais j’aurais pu imaginer comment faire d’elles la plus belle Porsche ou la plus belle Bentley.

 

Les volants de Monsieur Ralph Lauren

Si vous n’avez pas encore pris le temps de découvrir de visu une partie de la fabuleuse collection automobile de Ralph Lauren aux Arts Décoratifs de Paris, il vous reste encore quelques semaines jusqu’au 28 août, date de clôture de l’exposition. Beaucoup d’articles dans la presse ont relaté à juste titre cette magnifique mise en scène autour du « racing, style and beauty ».


Les Vilains ont pu accéder à cette collection avant son ouverture et réaliser un grand nombre de photos des bolides sous toutes leurs coutures grâce au concours de la marque Ralph Lauren (on remercie chaleureusement Delphine et Patricia), du musée des Arts Décoratifs et du « cool photographer », Jacques Gavard, qui a fait transpirer ses Nikon ! MyVision vous livre une vue toute personnelle de l’univers des voitures de Ralph Lauren en se consacrant, dans la mesure du possible,  à leurs cockpits, installant le lecteur aux commandes de chaque merveille, comme s’il pouvait les conduire, le rêve de chacun de nous ! La voiture nous regarde, nous invite parfois à monter, puis nous tourne le dos pour avaler l’asphalte… Unique, sportive, racée, chacune apporte son lot d’émerveillement et une véritable part d’histoire dans le monde du design et de la compétition automobile. Derrière certains volants, vous pourrez vous rêver en Steve McQueen, James Dean, ou John Steed… A vous de retrouver les modèles correspondants dans les photos ci-après.

Vous découvrirez d’autres photos sublimes et des points de vue différents de la collection chez Les Vilains.

Allez hop, il est temps de prendre le volant !

© Photos – Jacques Gavard

Cliquez sur les images pour en admirer les détails !


Une seule automobile de l’exposition manque à l’appel sur ces images… La Mc Laren F1 LM de 1996. Un design trop « supercar » contemporain au regard des autres bolides exposés pour ma part…

Alors, l’automobile hissée au rang d’œuvre d’art ? C’est Monsieur Ralph Lauren qui en apporte la réponse : « je crois que les automobiles, notamment celles qui ont fait l’objet d’une production limitée, peuvent être considérées comme de véritables œuvres d’art. Bien que j’apprécie les collections de peintures, je crois que la véritable beauté d’une automobile rare et merveilleusement dessinée réside dans le fait de pouvoir l’utiliser ; on peut admirer ses qualités esthétiques, comme celles d’une peinture, mais on peut aussi monter dedans et la conduire. J’aime beaucoup l’idée qu’une automobile est une œuvre d’art parce que, pour moi, une automobile est une fête. Une fête des yeux, une fête de la technologie et de la mécanique, une fête dans les moindres détails. À mes yeux, l’automobile est un genre d’art spécial : un art en mouvement ». Extrait de l’interview mené par Rodolphe Rapetti, commissaire de l’exposition.

Dans le prochain billet, vous découvrirez la suite de l’interview de Ralph Lauren.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ShoesMenhunter dans les paddocks

Ballade durant 24 heures entre les pieds des spectateurs et acteurs de la célèbre course mancelle… chaussures choisies !

MyVision c’est lui !

Le Tone d’Intersection !

Japanese visitor

Le fameux pantacourt…

A Tone’s friend

Nike vs Asics

The Blenheim Gang crew

So chic Andrée !

Mondrian socks

An Italian guy

Audi R18 racing driver

Air Max colors

Cool photographer

My name is Cortez

 

Audi Quattro Concept par les Vilains – Making-of !

Retour sur l’aventure des Vilains en Allemagne pour le shooting de l’Audi Quattro Concept… La vidéo du Making-of !!!

 

Free Sprint phones for sale | Thanks to CD Rates, Reverse Phone and Registry Software